Les expérimentations

A l’écoute des désirs d’habiter du périurbain

 Désirs d’habiter » est une recherche-action initiée par le Pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire, pour formuler une intensité urbaine désirable et possible dans nos communes, en s’intéressant aux trajectoires de vie des habitants.

Exploratoire, l’expérimentation Désirs d’habiter fait écho à l’exigence de « savoir accueillir pour vivre bien » formulée par les élus du Pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire dans notre nouveau SCoT, approuvé récemment. Elle a mobilisé de juin 2024 à juillet 2025 l’expertise de chercheurs en sciences sociales du Labo des déviations et s’est appuyée sur quatre communes : Saint-Etienne-de-Montluc, Saint-Mars-du-Désert, Trignac et Rezé. La démarche a questionné les aspirations quant à l’habitat, au moyen d’enquêtes sensibles menées auprès de 180 habitants puis lors de travaux collectifs multi-acteurs, en explorant les trajectoires et modes de vie, dans une posture d’écoute du rapport intime à l’habitat.

Complémentaire des travaux existants sur la densité et « son acceptabilité », le parti pris novateur était d’inverser le regard : la densité non pas comme objectif mais comme la résultante d’un désir d’habiter un lieu. Quelles sont les besoins et représentations quant à l’habitat entendu comme « le logement et la vie qui va avec » ? Comment « l’intensité urbaine » est-elle vécue et imaginée ? Quelles sont les conditions pour qu’elle soit la plus épanouissante possible et adaptée à la diversité des parcours de vie et des tissus urbains ?

Imaginer collectivement des formes d’habitat adaptées aux besoins et modes de vie réels, respectueuses du cadre de vie et plus diversifiées que l’offre et les modèles d’habitat actuels : voilà une des clés. Le travail d’enquête terrain a permis un recueil riche et qualitatif, dépassant les avis déclaratifs et les sondages souvent caricaturaux. Finalement, cela a ouvert les possibles et c’était bien l’objectif.

Cette recherche-action nous révèle que l’intensité urbaine est possible voire désirable du point de vue des habitants, à certaines conditions détaillées dans le cahier d’expérimentation, qui retrace la démarche et en restitue les résultats et enseignements.

Les travaux collectifs l’attestent : le changement est déjà engagé vers une diversification et une intensification de l’habitat en réponse aux évolutions sociétales. Côté habitants, le temps n’est plus à la pédagogie : ils sont déjà en quête d’esquisser de nouveaux parcours de vie. Côté collectivités et acteurs de la fabrique urbaine, cela implique aussi une évolution des métiers.

La coopération multi-acteurs éprouvée tout au long de cette expérimentation (acteurs privés et publics de la fabrique urbaine, agents et élus des collectivités, habitants, chercheurs…), contribue à une vision collective de l’habitat de demain, en ancrant les enseignements dans le réel. Il en résulte un « argumentaire renouvelé pour une intensité de ville, de vie et de nature » et une mise en récit qui prépare un passage à la grande échelle du Pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire et dans ses communes.

Découvrir l’expérimentation « Désirs d’habiter », ses résultats et enseignements

Les partenaires de la démarche :

        L’intensification foncière et d’usages des zones d’activités économiques

        Cette mission expérimentale confiée à Synopter et réalisée en 2023 et 2024, a permis d’explorer le champ des possibles et les conditions de réussite d’une démarche d’intensification foncière des zones d’activités économiques.

        Les zones d’activités offrent de formidables opportunités de densification, d’optimisation et d’intensification foncières et immobilières. Au–delà de l’impératif de moindre consommation foncière, la mission visait à mettre en lumière de nouvelles approches d’animation et de gestion des zones. Ce nouvel usage du foncier contribuera en effet à relever les défis des transitions écologiques, économiques et sociales : faire face au changement climatique et à la raréfaction des ressources, répondre aux évolutions sociétales (rapport à l’emploi, qualité de vie au travail…) et aux besoins socio-économiques de coopérations et synergies entre entreprises.

        Deux sites ont fait l’objet de l’expérimentation, présentant des profils différents : Le parc d’activités des Blûchets en entrée de Blain et à proximité de zones d’habitat, et le parc d’activités Erette Grand’Haie à Grandchamp–des-Fontaines, le long de la RN 137.
        Ces deux sites ont été étudiés pour en comprendre les spécificités et les fonctionnements, ainsi que leur niveau de « contribution » à l’écosystème local, en termes quantitatifs mais aussi qualitatifs : emplois, fiscalité, emprises au sol, qualité d’usage, notoriété…

        Des possibilités d’intervention ont été identifiées et modélisées, en tenant compte des tènements foncier en place et de leur évolution possible ou souhaitable, et en explorant plusieurs pistes, combinables : du scénario de la « table rase », à l’option « combler les vides », en passant par le « stockage extérieur repensé », « l’extension des bâtiments existants », etc.

        Au-travers de cette expérimentation, c’est la « vision » qui a été interrogée dans les ateliers de travail avec les élus et les services des collectivités concernées : comment esquisser ce que pourrait devenir la zone d’activités dans 10 ou 15 ans ? Les participants ont aussi imaginé des trajectoires d’intensification, intégrant à la fois la qualité d’usage (aménités et facilités), la programmation différenciée (armature, foncier et immobilier) et les dynamiques collectives (public –privé et privé-privé). En effet, agir sur le foncier économique existant dont 85% est privé, impliquera de « faire ensemble » et de repenser les modes opératoires et les modes d’intervention des collectivités et des entreprises.

        Réussir la trajectoire ZAN dans le périurbain 

        Cette mission d’étude s’est inscrite dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt de l’ADEME portant sur l’atteinte de l’objectif de la trajectoire zéro artificialisation nette, appliquée au Pays de Blain Communauté.

        Les experts mobilisés dans l’étude, le groupement ACADIE – BOC, ont été amenés à définir les conditions de mise en œuvre des nouvelles formes urbaines et de nouveaux modèles d’aménagements nécessaire à l’inscription de la trajectoire Zéro Artificialisation Nette. Ils les ont regroupés en plusieurs familles d’enjeux :

        • Mieux connaître le territoire pour agir
        • Accompagner les collectivités et renforcer leurs capacités à faire
        • Monter des opérations immobilières plus complexes et optimisées
        • Créer un cadre de travail avec l’ensemble des acteurs publics et privés dès l’amont des projets
        • Accompagner les particuliers et les porteurs de projet
        • Travailler sur l’acceptabilité de la densification et le récit des nouveaux modes de vie
        • Activer le levier de la renaturation des espaces publics et privés

        Les élus communaux mobilisés lors de l’étude ont travaillé sur les sujets du partage d’ingénierie ou l’élaboration d’accords-cadres pour capter des assistances à maîtrise d’ouvrage qui les appuient dans la définition de projets d’urbanisme.

        Le développement urbain du territoire en extension est fortement limité par la présence de zones humides. Cette contrainte est devenue une opportunité en changeant de regard et en intégrant l’approche « renaturation » qui consiste dans le fait de remettre en nature des espaces urbanisés pour améliorer les fonctions des sols localement (infiltration des eaux, réduction des ilots de chaleurs, amélioration de la biodiversité dans les zones urbanisées etc.).

        Réussir la trajectoire ZAN dans le périurbain. Enseignement d’une expérimentation dans le Pays de Blain.

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